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D’après Hugo van der Goes (vers 1420 – Soignies 1482), La Descente de croix, XVème siècle, huile sur bois, saisie révolutionnaire (saisie en 1731 à l’abbaye du Saint-Sépulchre de Cambrai, dans le cabinet de l’abbé), inv. P.50

La Révolution, avec la loi du 2 novembre 1789 mettant à la disposition de la nation tous les biens du clergé, entasse dans l’abbatiale de Saint-Aubert de Cambrai (actuelle église Saint-Géry) plus de deux mille objets d’art (peintures, sculptures, mobilier) provenant de la cathédrale, du palais archiépiscopal, des dix-sept églises et vingt-et-un établissements religieux. Aux biens ecclésiastiques s’ajoutent les biens des émigrés.
Sous l’Empire, l’abbatiale Saint-Aubert étant rendue au culte, les objets d’art les plus précieux qui ne peuvent être rendus à leur propriétaire, sont répartis entre différents bâtiments municipaux, dans le plus grand désordre.
Les membres de la société savante de Cambrai, la Société d’Émulation, en particulier son président, s’émeuvent de cette situation: « […] une dégradation incessante, causée par les intempéries, les saisons ou par l’incurie des gardiens ignorants a amené la mutilation d’œuvres remarquables et menace de les faire disparaître pour jamais […] ». Leurs multiples tentatives auprès de la municipalité pour créer un musée aboutissent favorablement en 1843. Le musée ouvre ses portes le 2 mai 1847 à l’hôtel de ville, dans l’ancien bureau de l’état-major de la Garde nationale.
Les membres de la Société d’Émulation sortent alors des dépôts les œuvres qu’ils jugent les plus remarquables et encore en bon état : une quarantaine de tableaux issus des saisies révolutionnaires (mais dont ignore la provenance exacte) et quinze sculptures en albâtre provenant de l’ancienne cathédrale détruite après la Révolution. Pour le nouveau musée, s’y ajoutent les vingt-sept tableaux gagnés par la Ville lors des loteries qui clôturent les expositions de peintures et objets d’art organisées par la Société des Amis des Arts à partir de 1828 et la collection de la Société d’Émulation comprenant cinq tableaux, dix-huit sculptures et des objets archéologiques. Des anciens élèves de l’École de dessin de Cambrai ayant bénéficié de bourses municipales pour poursuivre des études à Paris déposent également quelques productions (Félix Auvray, Abel Berger, Achille Deladeuille, Pierre Joseph Grohain,…). Antoine Saint-Aubert offre, en 1854, six tableaux de son grand-père Antoine François Saint-Aubert, premier directeur de l’École de dessin de Cambrai.
La Société d’Émulation bataille sans relâche avec la municipalité pour ouvrir un musée digne de son nom, à l’instar des villes voisines d’Arras, Douai ou Amiens. Le projet est en bonne voie dès lors qu’en 1863, encore sous l’impulsion de la Société d’Émulation, le musée de Cambrai reçoit en dépôt du Musée du Louvre quarante-trois pièces de céramiques grecques et étrusques de la collection Campana.

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