La première occupation connue du quartier remonte au XVIème siècle !

C'est sur ces terres qu’ont été installés un hôpital et une chapelle pour accueillir les malades de la peste lors d'une épidémie. On avait placé cette zone de soin en-dehors de la ville, en-dehors des fortifications. Saint-Roch étant le patron des pestiférés, la chapelle lui a été naturellement dédiée et son nom s'est étendu à cette zone qui n'était pas encore quartier. Depuis, il n'a cessé de se développer.

Le quartier a depuis toujours une forte identité marquée par la présence de l'eau. Le quartier Saint-Roch s'est construit sur un ancien marais, le marais Tout-y-faut, alimenté par les méandres de l'Escaut.

Sur cette terre propice à la culture, les maraîchers se sont rapidement installés. Ce sont eux qui fournissaient les fruits et légumes du marché aux XIXème et au XXème avec le quartier Saint-Druon. On les appelait les "faubourgtiers". Si cette tradition s'est perdue (il ne reste aujourd’hui plus qu'un maraîcher dans le quartier), la trace en demeure avec les jardins familiaux qui répondent à une autre tradition, celle de pouvoir cultiver pour le foyer. Pour maîtriser ce paysage et pouvoir l'habiter, des fossés ont été creusés. Il y en a encore aujourd'hui dans les jardins familiaux, du côté des allées vertes et à partir de la rue Lévêque. Beaucoup sont aujourd'hui canalisés et souterrains.

Ce sous-sol marécageux a favorisé l'implantation d'entreprises liées à l'eau comme la blanchisserie au XVIIIème siècle qui a œuvré pendant 250 ans sur le même site, la graineterie de la famille Pucel construite au XIXe siècle qui abrite aujourd'hui la résidence Blériot, la limonaderie fabricant la limonade Purfin 66 installée dans les années 1920.
Les murs de ces deux entreprises familiales sont aujourd’hui encore présents dans le quartier : la graineterie et la limonaderie ont été transformées en résidence.  

La blanchisserie quant à elle a en grande partie disparu. Après la crise textile des années 1980, seuls quelques bâtiments ont été conservés dans le cadre de la requalification du site : la maison du concierge aujourd'hui englobée dans l'école supérieure d'art, le mur d'arcades qui correspondait au bâtiment administratif et le bâtiment S transformée en université dans les années 1990.
La blanchisserie avait toutefois une zone d’influence considérable. Elle a, à proprement parler, modelé le quartier comme le fera également la Lainière au XXème siècle. Elle fait construire des maisons rue de Tourcoing pour ses ouvriers et rue Lévêque pour ses cadres. Au XIXème siècle, les frères Brabant qui dirigent l’entreprise font édifier 2 châteaux, le château de la Motte St Pierre et le château de St Roch, tous deux imaginés par un architecte allemand, Hitorf, dans un style très classique. Seul le premier a échappé aux destructions de la Première Guerre mondiale. Il est aujourd’hui appelé château de la Motte-Fénelon. Il est acheté après la Seconde Guerre mondiale par le groupe Maison Familiale qui fait lotir le jardin du château pour construire la résidence la Forêt.

On  trouve dans le quartier Saint-Roch la dernière borne à l’aigle de Cambrai posée en 1595 qui permettait de signifier au voyageur l’entrée sur le territoire cambrésien.

Pour en savoir plus sur ce quartier, télécharger la brochure  Voix de quartiers "Saint-Roch"

 

 

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